N° 136 novembre 2016download_icon.gif

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ZOOM SUR UNE RÉGION DE GENÈVE : CARTIGNY

Édito

«Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon coeur d’une langueur monotone»

Par Bertrand Reich

Pour les poètes, l’automne est le temps de la mélancolie. C’est une saison que ne connaît pas la Chambre, dont l’ambition ainsi que l’envie de réussite et de justice restent intactes toute l’année, parce que nous avons des défis considérables à relever, d’une part, et des motifs de satisfaction à savourer, d’autre part.


D’une manière générale, le taux de logements vacants remonte à 1,3 % en Suisse, 0,45 % à Genève, signe d’une fl uidité du marché en progrès. Si l’offre de logements à louer s’est en outre accrue, avec une hausse de 13 % sur un an, le nombre de logements vacants à vendre n’a en revanche progressé que de 0,4 %, marquant ainsi l’attachement de nos compatriotes à l’acquisition de leur domicile.


Loin de toute statistique, cette édition est l’occasion de souligner le travail remarquable de femmes qui, à différents postes et fonctions, se consacrent notamment au logement et à l’aménagement du territoire. C’est donc avec un plaisir tout particulier que nous saluons ici le parcours remarquable de Madame Marie-Christine Dulon, Directrice générale de l’Offi ce du logement depuis le 1er juin 2016, ainsi que de l’exécutif de Cartigny, Mesdames Carine Zach-Haltinner, Delphine Bolle de Paoli et Isabelle Walthert ; toutes quatre savent conjuguer, et non opposer, qualité de la vie et environnement, saine gestion financière et investissements, aménagement du territoire et activités humaines, construction et efficience.


La concertation et le dialogue sont des qualités que l’on dit féminines, peut-être parce qu’elles sont essentielles et précieuses. Ce sont elles qui sont porteuses de résultats dans la durée, en particulier lorsqu’elles s’accompagnent de clarté sur les objectifs et de fermeté sur les délais.


Le temps pris par l’Etat pour mener à bien ses propres projets immobiliers, lorsqu’il est propriétaire du bien-fonds, n’est certes pas le temps de l’éternité, mais il n’est pas non plus celui du privé. Le dossier des Communaux d’Ambilly progresse, comme on peut le lire dans cette édition, mais aucun logement n’est encore construit. Le dossier est assurément complexe, le projet était ambitieux à l’origine, mais 4 conseillers d’Etat après son lancement, le décalage entre les intentions et leur réalisation est impressionnant. Les compétences sont pourtant là, la volonté également ; l’intégration du temps comme élément
pertinent semble néanmoins manquer. En contre-point à ce qui précède, lorsque l’Etat appuie un projet d’envergure, qu’il favorise la coordination entre les acteurs privés, la commune et les services cantonaux, le rythme s’accélère, le développement se concrétise. Le conseiller d’Etat Antonio Hodgers a souligné, à juste titre, que le projet de l’Etang était à cet égard exemplaire et on ne peut que souhaiter que ce qui a été alors mis en place puisse être dupliqué et utilisé ailleurs. Là où il y a une volonté, il y a un chemin.